Madeleine a suivi
au Calvaire celui qui l'avait guérie. Elle fut
présente lors de la crucifixion, de la mort, de
la sépulture de Jésus.Avec sa Très
Sainte Mère et le disciple bien-aimé, elle
en a recueilli le dernier souffle et le témoignage
du côté transpercé: elle a compris
que dans cette mort, dans ce sacrifice se trouvait son
salut.
Et le Ressuscité, comme nous le rapporte l'Evangile
d'aujourd'hui, a voulu montrer son corps glorieux, d'abord
à elle, qui avait intensément pleuré
sa mort.
C'est à elle qu'il a voulu confier la première
annonce de la joie pascale, comme pour nous rappeler que,
précisément à celui qui tourne son
regard avec foi et amour vers le mystère de la
passion et de la mort du Seigneur, est révélée
la gloire lumineuse de sa résurrection.
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Marie-Madeleine
nous enseigne ainsi que les racines de notre vocation
d'apôtres plongent dans l'expérience personnelle
du Christ.
De la rencontre avec Lui, tire son origine une nouvelle
façon de vivre non plus pour soi-même, mais
pour Lui, qui est mort et ressuscité pour nous
(cf. 2 Co 5, 15), en laissant derrière soi l'homme
ancien pour se conformer toujours plus pleinement au Christ,
Homme nouveau. |